IGP – Vin du Québec pour les nuls

Dernièrement, les vignerons québécois ont gagné une de leurs nombreuses batailles, l'obtention de l’IGP vin du Québec.
Le 17 novembre 2018, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec a reconnu l’Indication Géographique Protégée – Vin du Québec. Cette reconnaissance gouvernementale marque une grande avancée dans l’histoire du vignoble local.
Partout dans le monde, les Indications Géographiques Protégées (IGP) sont des mentions légales qui garantissent que l'élaboration d’un produit a été effectuée dans le lieu affiché. Toutes les IGP doivent également répondre à des normes précises (ou cahier de charges),  généralement mises en place par le gouvernement. Celle du Québec permet, entre autres, de garantir que les raisins utilisés dans l'élaboration du produit proviennent d’ici.
À celles déjà existantes s’ajoute l’IGP - Vins du Québec :
  •               Agneau de Charlevoix (2009)
  •               Vin de glace du Québec (2014)
  •               Cidre de glace du Québec (2014)
  •               Maïs sucré de Neuville (2017)

 

Depuis 2009, la certification Vin du Québec imposait déjà un cahier de charges. La nouvelle certification de 2018 reprend essentiellement les grandes lignes du cahier déjà existant, par exemple l’utilisation de vitis vinifera ou cépages rustiques (hybrides), l’obligation d’effectuer la vinification au vignoble et de faire tester les vins par un comité d’experts pour dégustations et analyse.     
Ce sont donc tous les types de vins fabriqués au Québec et respectant le cahier de charges qui seront admissibles : les vins tranquilles, les vins effervescents, les vins liquoreux, les vins rouges, blancs, rosés…
L’IGP, qu'est-ce que ça donne?
En plus des points mentionnés précédemment, l’IGP Vin du Québec est un bon moyen de faire connaître les vins québécois à l’étranger et une façon simple pour le consommateur de reconnaître les produits d’ici.
En revanche, certains vignerons ne souhaitent pas se plier au cahier de charges ou n’ont pas nécessairement les moyens de payer les frais relatifs au contrôle de qualité (environ 1000 $), ce qui empêche l’obtention de la mention sur l'étiquette et les avantages reliés à l’IGP.
Pour la suite, cette avancée viticole ouvre la voie à la création d’une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) qui pourra définir plus précisément les différente régions viticoles du Québec en fonction du climat, du sol et du type de vin produit. Un comité d’experts est déjà en place afin de se pencher sur la question.
À suivre…    


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